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Buzamiento

On y parle de cinéma, de musique, de livre, d'arts plastiques, de graphisme, (...), j'y écris des articles . Allez lire le blog !

touristesOui, alors je vous vois venir, tient un article sur Buzamiento, alors que le dernier date de mai dernier, quasiment un an, c’est long… Certes, nous devrions être plus assidu. Mais vous savez ce que sait (non ?), bref, nous n’avons pourtant pas joué aux touristes, en revanche nous sommes allés voir le film. « Touristes » est un film anglais, réalisé par Ben Wheatley. Issue d’une classe modeste, pas très aventurière, reine du tricot et amatrice de chien, Tina part avec Chris en vacances à travers le nord de l’Angleterre (oui je sais, caravane, Angleterre...). Chris lui se la joue écrivain, un peu raté, faussement romantique… Si le tableau semble idyllique, tout dérape assez vite, et heureusement ! Au fil de leurs visites et de leurs rencontres, le meurtre devient le moteur du film, de leur histoire, de leur relation, comme une activité perverse et secrète qui pimente leur quotidien. Tout se met lentement en place entre eux. Le film est évidemment rempli d’humour noir. Le rapport à la limite est décalé. Ben Wheatley ne joue pas avec, il le transfère un peu plus loin, comme une nouvelle normalité et c’est ce qui est bon. On est embarqué dans leur voyage, dans leur caravane, on s’amuse des tics des personnages rencontrés qui ne survivent pas forcément à leur rencontre et on rit jaune en se demandant quel sera le point de bascule. [youtube width="560" height="315"]g7yIUe_TB0I[/youtube]
moonrise_kingdomÇa fait un petit moment que ça dure, je n’en avais jamais parlé ici. Oui j’aime beaucoup, voire de plus en plus, les films de Wes Anderson et autant dire que son dernier film de déroge en rien à la règle. Ses films ne font jamais de carton mondial (ni français d’ailleurs), même s’ils sont reconnus par la critique. Ils sont réguliers (en qualité et en production), ils sont projetés tous les 2 ou 3 ans dans les bonnes salles de cinéma et dernièrement « Moonrise Kingdom » a fait l’ouverture du festival de Cannes – si ce n’est pas de la reconnaissance ça ! Au delà de ses scénarios, de ses acteurs (certains d'entre eux sont récurrents d'un film à l'autre, Bill Murray…), sa mise en scène me fascine. Tout fonctionne par espace, par pièce, par lieux. Chaque scène se donne à voir dans un cadre spécial, permettant la mise en place d’un décor très poussé (cf. la scène de la danse entre les deux adolescents, dans son dernier opus, avec le placement des valises, de la lampe à pétrole et du tourne disque). Chaque plan devient un espace à fouiller pour le spectateur et y trouver des clefs pour comprendre le film. Son cinéma semble dilettant, il est calculateur et précis. Il est peu revendicatif, mais plein de poésie avec une bande son toujours bien trouvée. Il est aussi plein d’ironie sur l’univers de la famille, les adultes restant souvent de grands enfants et les enfants semblant parfois à l’étroit dans leur adolescence. « Moonrise Kingdom » se passe en 1965, sur une île au large de la Nouvelle Angleterre. Sam et Suzy, 2 enfants de 12 ans, décident de s’enfuir ensemble. L’île devient alors le lieu d’une recherche frénétique de la part des parents, du shérif, du chef de troupe des scouts et des scouts eux-mêmes. Le tout se joue sur un fond de tempête, qui va venir bouleverser leur aventure. Wes Anderson est semble-t-il un personnage tout autant atypique que son cinéma, qui tout en conservant son style en découvre une nouvelle facette à chaque film. [dailymotion width="585" height="329"]http://www.dailymotion.com/video/xpchjj_moonrise-kingdom-wes-anderson-bande-annonce-vost_shortfilms[/dailymotion]
vieux-devantOui, tout est dans le titre. Frede y avait déjà fait référence dans un précédent article, les vieux sont régulièrement sur le devant de la scène. J’en veux pour preuve les 2 derniers spectacles auxquels nous avons assisté : Le concert de Pierre Henry et la pièce "The Cradle of Humankind" de Steven Cohen. Dans ces deux cas, ils ne sont d’ailleurs pas seulement mis en scène comme dans le film de Guiraudie, ils sont carrément auteur ou acteur de leur propre mise en scène. Pierre Henry (1927), précurseur des musiques électroniques, a réchauffé toute l’assemblée pendant plus d’une heure de concert, dans le cadre du festival "La Novela" au musée des Abattoirs de Toulouse. Comme plusieurs des compositions issues des auteurs de cette génération, tout un jeu d’enceintes couvrait les cotés du lieu, ainsi que le fond (le concert était à l’extérieur), permettant d’accentuer les effets de déplacement du son autour du spectateur, etc. Pour le reste je vous propose de regarder cette vidéo pour vous faire votre propre idée : [youtube width="585" height="327"]http://www.youtube.com/watch?v=aO8JG7DNnYA[/youtube] "The Cradle of Humankind", de Steven Cohen était présenté au Théâtre Garonne à Toulouse, cette semaine. La pièce, comme beaucoup de ses performances, met en scène sa nourrice Nomsa Dhlamini, né en 1921, et venu d’Afrique du Sud pour l’occasion. Son travail traite à la fois des problématiques de racismes, de religion, de l’histoire de son pays : l’Afrique du Sud. Au delà de ça, c’est également le corps de sa nourrice qui nous est présenté comme axe central de la pièce. Elle est montrée quasi nue, parfois en tutu lumineux, forçant l’intimité avec le public, tout en jouant de l’affection qu’il a pour elle. Ce qui me frappe chez ses personnes, dans leurs présences, ou leurs mises en scène, ce n’est pas tant l’image de la transmission générationnelle qui est à l’œuvre – ce dans quoi ils sont souvent cantonnés –, que l’affirmation de leur présence, de leur image et de leur action sans nostalgie. Les pratiques présentées à travers eux sont actuelles, contemporaines, inscrites dans leur temps. Si certaines thématiques font références au passé, elles le sont pour regarder devant, avancer. Autant dire que dans l’imagerie actuelle, ce n’est pas si courant !

Des photos

Image de rue…
Accroché à la montagne
Les bords de Garonne
Dubo, Dubon, Dubonnet